
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie, l’Euro Space Center prépare une expo sur la série «Le complexe du chimpanzé». Interview de leurs auteurs, Richard Marazano et Jean-Michel Ponzio.
- Le Complexe du Chimpanzé a reçu le Prix du meilleur album à Lyon en 2007, j’imagine que vous êtes satisfaits?
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Richard Marazano. Oui ça fait toujours plaisir et c’est toujours gratifiant. On sent un engouement du public, les gens sont touchés par les personnages et sont vraiment intrigués par le déroulement de l’histoire. Les prix c’est bien, mais c’est bien aussi lorsqu’il y a un véritable engouement du public
- Donc malgré le fait que la BD soit quand même relativement technique, on nous parle d’espace, de navette spatiale, le public a bien suivi?
- RM. Je vais peut-être laisser Jean-Michel répondre (ndlr: le dessinateur) car il a la nécessité de rendre la chose très réaliste mais en même temps on n’est pas en train de raconter les aventures de la navette spatiale.
- Jean-Michel Ponzio. C’est ce que je dis souvent, étant donné que je pars sur des personnages qui sont hyper réaliste, tout doit suivre en fait. Effectivement il y a un travail de recherche relativement important, les intérieurs de navette sont très poussés. Il y a pas mal de documentation derrière mais bien que ce soit réaliste il y a beaucoup de choses que j’invente aussi.
- RM. En plus Jean-Michel vient du cinéma…
- JMP. Je viens plus particulièrement du décor, donc j’adore faire ça, mais ce qui m’intéresse vraiment aujourd’hui, c’est de travailler mes personnages, car je suis un peu plus faible de ce côté-là.












Au fil des pages, le surprenant devient naturel et c’est plutôt certains noms, David, Saül, Goliath ou les Philistins qui nous déconcertent quelque peu en évoquant de lointains souvenirs d’histoire biblique. Lors de l’affrontement entre David et Goliath dans la vallée d’Ellah, le doute n’est plus permis, il s’agit bien d’un épisode de la Bible revisité façon mafia new-yorkaise des années 70. L’histoire est narrée du point de vue du fils de David qui au départ n’était pas encore né (« Moi à l’époque, je n’étais même pas une étincelle de désir dans l’œil de mon père »).
Comme dans la bible, David est un jeune berger qui fait paître ses brebis, à la différence que ces dernières ne broutent pas les mottes des collines de Bethléem mais se font plutôt brouter la motte par la racaille qui arpente les trottoirs malfamés de la Grande Pomme.

Frederic Lenoir explique : “Au moment où cette administration va partir, je voulais dresser un bilan des années Bush et de la lutte contre le terrorisme qui a eu pour seul effet de faire prospérer le terrorisme. Plutôt que de rédiger un essai, j’ai préféré le ton humoristique de la BD.”
Et force est de constater que l’essai (même si cela n’en est pas un…) est plutôt réussi. Les 7 années que Bush a passé au pouvoir sont passées en revue de manière humoristique. On y découvre les liens étroits que la famille Bush a entretenu avec moult individus peu recommandables tel la famille Ben Laden, ainsi que les liens occultes du complexe militaro-industriel avec le gouvernement américain.
